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Réflexion / samedi, juin 2nd, 2018

Cela fait un moment que je suis revenue en métropole, et le temps est très vite passé.

Actuellement, je me repose, je me met au vert (ou vers) afin de pouvoir mettre mes projets pour la suite en place. 

Aujourd’hui, plusieurs interrogations sont venues à moi, se qui me donne l’envie d’écrire à nouveau. Est-ce que je fais les choses avec mon coeur ? Est-ce que je prends du temps pour moi ? Est-ce que je culpabilise de ne pas être dans la « norme » ? 

On a quasiment tous grandi dans ce monde à tendance individualiste, matérialiste, etc. Pour ma part, je me suis sentie forcé à devoir être une personne. Pas celle que je veux, mais celle que l’on idéalise. En éteignant mon intuition, j’ai trop souvent laissé les autres me guider. Je n’avais pas confiance en moi, alors je me laissais facilement influencer.

 Prendre le temps de savoir qui je suis 

Issu d’une famille d’immigré portugaise, j’ai grandi dans la sécurité matérielle et la satisfaction qui en découle. On a, en quelque sorte, l’obligation de faire de « grandes études » pour devenir quelqu’un.

L’idéal, chez nous, c’est avoir tout ce qu’il y a de plus beau à l’extérieur. Parfois, j’avais l’impression d’être en compétition avec des membres de ma famille.

J’ai donc fais des études supérieures (parce qu’on doit le faire). J’y allais à reculons chaque jours. Je faisais des sortes de phobies scolaires au lycée, quelque chose comme ça. En fait, sur le trajet je devenais littéralement malade à l’idée de m’assoir tout une journée à écouter des choses qui me bassine. Puis, j’ai commencé à être malade. J’ai souvent eu des maux de ventre important, se transformant en crise d’angoisse, en kyste, en cystite, en pyélonéphrite, etc. Je suis consciente qu’il y a bien pire (cela m’aide), mais cela m’a fait grandir.

Le moment où je me dis : « Qu’est ce que je fou là ? Ce n’est pas moi. »  

Depuis un an, je souhaite me sortir de ce conditionnement qui ne me ressemble pas.

Je n’ai jamais réussi à garder un travail plus de 3 mois, car tout se que je fais ne me convient pas. Vous allez me dire : « Mais il faut bien se nourrir. »

Effectivement, nous avons tous besoin de manger mais pas d’avoir une vie de consommation à outrance. Dans beaucoup d’endroits dans le monde, les gens vivent quasiment en auto-suffisance. A part manger et être dans l’Amour, de quoi d’autre as-tu (réellement) besoin ?

J’ai couru après beaucoup de choses, trop de choses futiles. Pour moi, il était important d’avoir une belle robe, une belle maison, etc. Je voulais toujours plus. On appelle cela, la vie parfaite en occident. Et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi vide.

Je sens que tout m’échappe. Je pense que tout tient, mais le moindre grain de sable qui rentre dans la maison, c’est la catastrophe !

Ma vie n’avait aucun but réel, sur le plan humain. Je me sentais seule, et pourtant, à l’époque, on étaient deux.

Aller chercher au-delà de ce que je connais

Ensuite, je me suis penchée sur ma vie sentimentale de ces dernières années, qui a été plutôt chaotique. On ne s’écoutaient pas, on ne prenaient pas le temps, par peur de tel ou telle chose. Finalement, c’était la peur d’être avec quelqu’un, d’être abandonné et de souffrir.

La plupart attendent trop de moi, et à l’inverse j’ai sûrement dû, trop en demander. J’avais cette projection du couple parfait, alors forcément j’ai été droit dans le mur.

Outre ma problématique antérieure, je pense que peu de personnes savent être seules, et prennent l’amour pour un objet de consommation. On met souvent de l’importance là où il ne devrait pas y en avoir. Notamment, l’avantage d’un physique, des rapports sexuels, d’un compte en banque,… en général dans notre société on en est là.

J’ai décidé d’apprendre à être seule, pour pouvoir m’aimer et Aimer.

Prendre le temps d’aimer  

J’avais peur de l’amour, pour moi s’était délibérément quelque chose qui faisait beaucoup de mal.

Ce n’était qu’une fausse perception.

J’ai dû reprendre à 0, les divers fondements sur lesquels j’ai grandi. J’ai tout défait pour commencer à vivre, vraiment.

J’ai appris à m’allonger sur le sable en regardant les étoiles, en écoutant mon corps et mon esprit. J’ai commencé à ressentir mon corps (grâce à la respiration), chaque partie qui m’a fait souffrir et qui m’a donné plus d’une fois l’envie de le quitter. Tout en liant les émotions qui y sont associées. Lorsque je lie les émotions à la souffrance, je vois beaucoup de colère et de tristesse.

Mais, j’ai réussis à ressentir l’Amour à l’intérieur de moi, et à l’extérieur par tout ce qui m’entoure (les gens, la nature, les animaux). On m’a offert ce sentiment de liberté qui m’a transporté jusqu’au bout du monde.

Si tu ne t’aimes pas, qui peut t’Aimer ?

Regarder et être avec ce qui m’entoure

On m’a appris à regarder et ressentir l’énergie qui m’entoure. En regardant les arbres ont peut voir à quel point ils sont vivants (comme nous), puisqu’ils dégagent également un aura. A présent, je regarde la couleur des arbres, des fleurs, de l’eau,… avec une telle sensibilité, que je pensais inexistante.

Quand les choses m’échappent, je marche dans la nature, puis je m’assois auprès d’un arbre. La nature m’offre ce dont j’ai besoin, d’une manière pure.

Je me suis offert de grands moments de méditation auprès des arbres. Notamment en Guyane, où j’ai pu ressentir la force de la nature pour que je continue d’avancer, lors des moments inconfortables.

Je m’adossais auprès du Fromager, cet arbre grandiose aux racines immenses. Assise en méditation, je regarde mes émotions disparaitre, pour sentir le bonheur. Je me sers souvent de cette méditation comme-ci j’y étais encore.

Pouvoir prendre conscience de ces émotions, c’est s’approcher de la libération un peu plus pour toucher la non-peur.

Sortir de la culpabilité, je suis différente, et alors ! 

Au début de mes voyages, j’ai beaucoup culpabilisé de ne « rien faire », du moins pas travailler comme la plupart l’entend.  Je marche, je médite, je regarde, je pense,… je prends le temps.

Je travail dur sur moi pour pouvoir me libérer et être dans le moment présent. Je culpabilisais énormément de ne pas avoir cette vie « normale », posé. Mais celle-ci ne m’intéresse pas pour le moment, j’ai beaucoup trop de choses à faire.

Croyez-moi, c’est difficile de se sentir différent dans notre « monde » actuel. Il faut croire en soi avec beaucoup de force.

Pour moi, ce chemin, est aussi nécessaire qu’une carrière dans la politique pour quelqu’un d’autre. C’est mon apprentissage, ma vocation.

J’ai eu la chance de vivre dans des lieux où les gens comprennent le besoin de prendre du temps pour se trouver. J’ai alors décidé (d’essayer) de lâcher prise. 

J’ai lâcher prise 

J’ai vécu avec de l’argent et sans. J’ai vécu avec un toit et sans. J’ai vécu avec beaucoup d’objets et sans. J’ai vécu à deux et seule.

Ce qui m’a montré l’impermanence de toute chose.

La peur de manquer a souvent été dominante, mais la vie m’a offert un beau cadeau, celui de ne plus rien avoir. Je n’ai pas de voiture, pas d’appartement, et pas beaucoup sur mon compte, et pourtant, je me sens bien.

Ce que beaucoup d’entre vous considère comme une perte, a été une libération pour moi.

En abandonnant tous les objets extérieurs, j’ai découvert un monde d’Amour et de Compassion. J’ai été porté par l’Amour des inconnus, notamment par la transmission de diverses pratiques spirituelles et le partage.

Par le don de soi, on peut toucher le bien-être. 

Revenir à la vie « normale » 

Le fait de revenir dans une société plutôt matérialiste et basé sur l’image extérieure, est plutôt difficile à vivre, quand on voit ce qui se passe ailleurs. On sent le monde injuste et égoïste. Mais pas que. J’ai vécue des choses incroyables et être dans une vie « banale », ce n’est pas forcément agréable.

Je sens que je me perds à nouveau en métropole. Je suis entre le vrai moi et celui d’avant.

Toute mon ancienne vie (quasiment) était basée sur mon image, si bien que je n’étais qu’une enveloppe, avec un coeur bien caché. Comme un rôle qu’on m’avait transmis. 

La vie m’offre l’opportunité d’aller voir en moi ce qui brille en silence, et que peu de gens peuvent apercevoir.

En revenant, la plupart, voit cette personne qui a été, pas celle dans le moment présent. 

Tout dépend de la nature de nos perceptions et de notre capacité à voir. Que voyez-vous vraiment en moi ? En vous ? 

Lorsque l’on m’a revu, certaines personnes se sont trouvées au contact de celle du passé, pas celle du présent, qui a une façon différente de penser et de ressentir. 

Cela m’a fait beaucoup de mal, alors la graine du passé qui prenait presque fin à recommencer à germer. 

Travailler, courir, pas penser, ou penser qu’aux autres,… je me laisse écraser, être le paillasson, j’étouffe !

Je n’arrive plus à penser à moi.

Alors voilà, je me retire, encore une fois loin de tout, pour pouvoir penser à ma façon, et prendre des décisions avec mon coeur.

J’ai eu tendance à cultiver la négativité en rentrant, parce que c’était trop hard de retrouver cette réalité. Quand on vit dans ce monde, cette société, on ne se rend pas forcément compte de sa nocivité. La violence, la peur, les obligations sociétales, la consommation, le manque de temps, etc. Temps de choses qui m’ont polluées parce que je ne suis pas assez blindé, encore. 

La pratique aide au quotidien  

L’important, c’est de continuer d’apprendre, de grandir, afin de transmettre quelque chose d’important sur le plan humain. Ma priorité c’est de ne plus être dans de grandes souffrances afin de transmettre le meilleur. 

J’aimerais que d’autres personnes puissent ressentir le bienfait d’une méditation, d’une marche dans la nature ou encore d’une pratique du yoga.

Du coup, je suis devenu une pratiquante bouddhiste en retraite laïque pour 3 ans 3 mois et 3 jours ! Pour une fois, je me suis engagée sur quelque chose. Quel travail !

Ma grand-mère a toujours prier pour moi, et m’a dit que c’était important d’avoir la foi. Finalement, elle avait raison. C’est important de ramener la foi dans sa vie.

Je pense que je ne me suis jamais senti autant en adéquation avec ce que je fais. Les bienfaits sont tels qu’on ne peut pas les garder pour soi. 

J’ai envie de donner l’Amour que l’on m’a transmis afin qu’il fasse grandir d’autres gens. 

Comment tu fais ? 

On m’a souvent demandé comment je faisais… 

La réponse est simple. Je ne met aucune condition au bonheur. J’oublie le « et si » ! 

D’abords, j’essaie d’être dans le détachement. Je n’ai plus grand chose de matériel, je laisse mon entourage, je me détache de mon environnement et des gens que j’aime,… 

Rien, ni personne ne m’appartient. Un jour ou l’autre tout ce que je connais disparaitra, alors, autant savoir être seule. Non ?

A plusieurs reprises je suis partie. Jusqu’à temps de tout vendre et faire ma vie… avec… MOI.

Je souhaite profiter de chaque instant comme-ci c’était le dernier. Je ne fais pas n’importe quoi c’est quand même réfléchis un minimum, on est d’accord !

J’ai envie de faire des choses qui me rendent heureuse et pas rêver ma vie derrière l’écran d’un ordinateur dans mon bureau. 

Je choisis mes boulots, je choisis les gens qui m’entourent, et j’ai surtout choisis de voyager pour m’épanouir. Alors je m’adapte face à ce que la vie m’offre.

Mon voyage 

Voyager pour moi, ce n’est pas partir en vacance. Je vis comme les locaux, je mange comme eux, je dors comme eux. Je ne vais pas dans de grands hôtels. Je vis avec très peu pour pouvoir profiter au maximum. Et surtout, je pars avec un sac à dos pour pouvoir courir vite ! Ahah!

Au cours de mes voyages les pratiques spirituelles sont venues à moi comme une mission de vie, m’offrant un beau chemin. Les lieux que je visite, sont également des endroits où j’apprends. Mais même sans ça, vous apprendrez sur vous. 

Etant, auparavant, dans la grande apparence, le superficiel, ce chemin, n’a pas été facile à accepter. J’ai du redescendre sur terre pour comprendre la vraie valeur des choses.

A travers la méditation, le reiki, le yoga, et la pratique bouddhiste, je vais comprendre mes blessures. Le but est de me libérer des souffrances, pour que je devienne meilleure, un peu plus chaque jour.

Quelques conseils  

J’ai décidé de vivre mon bonheur plutôt que d’essayer d’en tirer une définition à travers diverses lecture.

Ce n’est pas une sensation qui se définit, mais qui se ressent. 

IL FAUT VIVRE !

J’ai pris un billet sans retour plusieurs fois pour tester l’inconnu. Il faut apprendre à se connaitre loin de tout confort afin de se trouver. Après, on commence à se sentir bien partout parce que la seule maison que l’on a c’est nous.

Essayez de vivre loin des conditionnements, et seulement avec votre coeur, parce que le mental n’a jamais raison.

Libérez-vous des choses dont vous n’avez pas besoin et entourez vous de belles âmes. Que de gens qui vous veulent du bien.

Apprendre à voir le bonheur, le ressentir, c’est un cadeau formidable. Rien, ni personne peut l’acheter et en plus, vous pouvez l’emmener avec vous jusqu’à ce que votre corps décide de partir. Alors que la rolex on pourra pas l’emporter ! (Petit clin d’oeil).

Bref ! Ce chemin c’est mon accomplissement !

J’essaie de ne pas m’accrocher au bonheur, parce que rien n’est permanent. Un jour on est heureux, et l’autre nous ne le sommes plus. C’est notre nature humaine. Il faut juste essayer d’accepter au maximum tout ce qui arrive, car si c’est là, c’est qu’il y a une raison.

Et quand c’est plus difficile, je sais pourquoi je veux aller bien.

Aujourd’hui, je suis sur la voie du B O N H E U R et de l’ A M O U R,  je ne compte pas la quitter.

 

                                                                 – GRATITUDE –

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